Le Réseau Helene Weber en Tunisie

Les ateliers

Dans les ateliers, des bonnes pratiques pour l'obtention et pour la formation des femmes dans les fonctions politiques sont transmises, les multiplicatrices sont entraînées et le maillage professionel d'interconnexion est animé.

Un élément important du projet "La démocratie a besoin de femmes!" est le développement et la réalisation des ateliers pour les multiplicatrices. Ils sont organisés en collaboration constante avec le CREDIF. Les ateliers inspirent à l'arrangement de la politique communale sous des aspects de la parité homme/ femme, ils promouvoient la collaboration entre des représentantes administratives, celles des parties politiques, et celles des organisation de la société civile. Aussi, ils transmettent des bonnes pratiques sur les méthodes d'"empowerment" des femmes dans les fonctions politiques et pour des femmes avec des mandats dans l'esprit de la méthode"train the trainer".

Il s'agit de quatre ateliers dans des régions et villes différentes, auxquels participeront des députées et des représentantes des parties politiques dans les positions supérieures, les représentantes de l'administration nationale et communale, et les représentantes des organisations civiles.

Quand?

Les ateliers de 2013 ont lieu du: 03.-04.05. à Le Kef, 31.05.-01.06. à Sousse, 28.06.-29.06. à Sfax, 27.09.-28.09. à Tunis.

Le premier atelier au Kef

Du 3 au 4 mai avait lieu le premier atelier sur place, en Tunisie. 30 multiplicatrices et multiplicateurs venant de la société civile, de l'administration et de la politique se sont retrouvés à Le Kef. Dans cette ville située dans le nord-ouest du pays, les stratégies d'obtention des femmes pour la politique ont été discutées pendant deux jeurs. Les possibiltés d'échange et de se retrouver entre femmes sont restreints dans ces régions rurales de la Tunisie. D'autant plus forte était la motivation des multiplicatrices qui voulaient exploiter l'option donnée et conférer sur leur préoccupations.

La sociologue Dorra Mahfoudh présentait un exposé sommaire de la situation actuelle en Tunisie: Ou en est la femme après la révolution? Ensemble avec les autres participantes les expériences et les évaluations faites étaient discutées ensuite. Grâce à Olfa Khall Arem le groupe obtenait un entrainement excellant dans la communication politique. Ici, les conditions culturelles des femmes tunisiennes faisaient partie du sujet et étaient prises en considération.

L'EAF Berlin contribuait également à la réussite de l'atelier: avec leurs expériences et leur expertise méthodique dans la formation des réseaux, ainsi qu'avec les exemples des bonnes pratiques, qui ont été réalisés en Allemagne. Parmi ces exemples se trouve l'exposition des "mères de la constitution". Elle est montrée en langue arabe dans des nombreuses régions tunisiennes, et y suscite un vif intérêt.

Le deuxième atelier à Sousse- le deuxième coup réussi

Du 31/05 au 1/06, le deuxième atelier régional du projet "La démocratie a besoin de femmes" s'est produit à Sousse: les multiplicatrices de la ville, ainsi que celle établies dans les alentours, la zone de Sahel, étaient invitées de s'échanger sur les stratégies et les techniques de participation féminines à la politique. L'intérêt était vif. Le nombre des femmes venues était bien plus élevé que celui des 25 participantes intitialement inscrites. Afin de participer à la rencontre, elles commencaient même à remplir une liste d'attente.

 

Dans la salle de conférence l'on témoigne un échange authentique, à la tunisienne: D'abord, une présentation détaillée de chaque multiplicatrice et de son organisation engage l'atelier. Elle sert à faire connaître entre eux les jeunes ONG de la région qui, le plus souvent, ne sont pas encore interconnectées. Dans la suite, il est question d'en venir en fait. Au fait politique! En tant qu'observatrice allemande l'on y détecte des choses étonnantes. Des fronts entre les femmes, engagées pour les idées réligieuses et séculières, urbanes et ruraux, sociétales et politiques, paraîssent premièrement plutôt opposés. Mais ils perdent bientôt leur poids séparateur et deviennent brouillées. Les adeptes du parti islamique Nahda, actuellement au pouvoir, lui reprochent d'avoir échouer quant il vient aux questions concernant les femmes. Les membres des associations culturelles demandent plus des candidats féminins pour les fonctions politiques. Les syndicalistes critiquent le détriment des femmes dans les régions rurales. Tout au long du débat, une chose se distincte: Les tunisiennes sont prêtes pour un changement, et le demandent. Pour elles, la révolution n'est pas encore achevée.

Cependant, la plupart d'elles est d'accord du fait, que la révolution continue aujourd'hui davantage dans les offices politiques que dans la rue. Ainsi, pendant l'entrainement en "communication politique" dans la deuxième moitié de l'atelier, beaucoup de demandes de précision concernant les possibilités des candidats féminins et politiciennes s'articulent. Les participantes de l'atelier veulent savoir exactement comment elles peuvent imposer leurs idées dans le monde masculin de la politique, et comment elles convainquent le mieux les électrices et les électeurs. Finalement, le changement visé touche également le secteur sociétal de Sousse. Les associations y présentent planifient la collaboration étroite à partir de maintenant, et veulent créer des synergies pour un but commun: Plus de participation politique des femmes dans la nouvelle Tunisie démocratique.

L'atelier est une coopération de l'EAF Berlin et le CREDIF (Centre de Recherche, d'Etudes de Documentation et d'Information sur la femme). Prochainement, vous trouverez sur ce site des informations supplémentaires sur les résultats y obtenus.